Mes tests agricoles


Je m’amuse à tester et vous le détaille ici à l’occasion

semis noyau pêche-amande en place

Un noyau de fruit donne un arbre. La plupart du temps lorsqu’un producteur-rice plante des arbres, iel se fournit chez un pépiniériste.

J’ai voulu tester sur une parcelle la plantation de noyau directement en place, sachant que cela allait être plus long pour obtenir des fruits, mais que l’arbre serait mieux implanté. Voilà la théorie:

l’idée c’est qu’un grand potentiel de possibles se trouve dans la graine, et qu’en germant, elle va ouvrir l’un ou l’autre selon les besoins qu’elle ressent dans son écosystème. Autrement dit, elle utilise une part de ses gênes qui sont le plus adaptés là où elle se trouve.
Aussi, elle sera

Sa racine pivot va bien s’implanter et ne pas être fragilisée par un déplacement de la pépinière vers ma parcelle

Le ratio feuille/racine est optimal à chaque moment. Elle développe ses racines tout doucement.

laine de mouton: pour minimiser le désherbage mais surtout garder la plante en terrain plus humide j’utilise parfois la laine de mouton pour le paillage. En particulier pour la culture du géranium rosat, l’expérience est très réussi et les plants paillés étaient bien plus grands que ceux non paillés. Ce n’est pas très étonnant quand on sait que le géranium vient d’un écosystème humide et chaud.

Question chaleur, la Provence est parfaite mais pour survivre à son tôt de sécheresse (car même si j’arrose grâce au canal de Provence, l’air reste très sec) et se plaire dans ces conditions pédoclimatiques la laine de mouton permet son adaptation.

agroforesterie

Apporter de la biodiversité permet au système d’être plus résilient, d’être moins vulnérable face aux « ravageurs ». J’aime donc allier arbres, arbustes, et plantes aromatiques sur une même parcelles. C’est parfois plus complexe à cultiver mais c’est plus joli et c’est un vrai système.